Comment réaliser un coffrage ?

Dans le domaine de la construction et du bâtiment, le coffrage constitue une étape fondamentale. Cette structure temporaire a pour principal rôle de maintenir en place un matériau de construction, le temps qu’il devienne autoportant par séchage, par prise ou par d’autres contraintes physiques. Le coffrage est l’outil indispensable pour obtenir des édifices droits et réguliers.

Son principal utilisation consiste à contenir le béton jusqu’au séchage. Il peut être réalisé à l’aide de planches ou d’éléments cylindriques, selon les caractéristiques de l’ouvrage qui peuvent être une semelle de fondation, une dalle de terrasse ou des plots ponctuels.

Dans la majorité des cas, pour réaliser un coffrage, on utilise plus souvent un bois de coffrage. Mais pour des formes incurvées, d’autres matériaux comme le métal ou le PVC peuvent être également utilisés. Le coffrage consiste à créer une enveloppe provisoire, un moule, destinée à contenir le béton jusqu’à la phase de séchage. Ce procédé permet de donner à un ouvrage en béton armé sa forme définitive.

Les principes du coffrage

Le coffrage présente toujours les mêmes principes quelle que soit sa conception. Habituellement, un coffrage est constitué de 5 éléments dont : une peau de coffrage et une ossature. Sans oublier un étaiement, ainsi qu’un système de serrage et d’une sécurité adaptée.

  • La peau de coffrage : Elle peut être en planche, en contreplaqué et même en tôle ou en acier. Cette peau détermine l’aspect définitif du béton car c’est la surface qui est en contact direct avec le béton. Elle permet donc de donner l’aspect de surface selon le choix ou les exigences. Elle assure en même temps l’étanchéité des panneaux aux jonctions.
  • L’ossature du coffrage : Cette ossature a pour rôle principal de renforcer la peau de coffrage pour la permettre de mieux résister à la poussée du béton. Elle est composée de deux types de raidisseurs :
  • Les raidisseurs primaires qui sont en contact directe avec la peau de coffrage.
  • Les raidisseurs secondaires qui sont placés perpendiculairement par rapport aux raidisseurs primaires.

Ainsi constitué, l’ossature du coffrage permet de limiter les déformations de la peau de coffrage face aux poussées du béton frais.

  • L’étaiement de coffrage : Pour un coffrage supérieur à 1 mètre, il est formé par des étaies « tire pousse » espacées de 1.50m à 2.50m. Du chevron ou du basting est utilisé pour un coffrage de petite hauteur. Ces étaies sont espacées de 1 mètre. Pendant le bétonnage, l’étaiement assure la stabilité de l’ensemble du coffrage, ainsi que sa position et son réglage.
  • Le serrage : Ce système est constitué de tiges filetées, d’écrous, de plaques d’acier et des serres joints. Il assure une bonne fermeture du coffrage, tout en permettant de contenir les efforts du béton qui est transmis sur l’ensemble des raidisseurs secondaires.
  • La sécurité est primordiale pour les travailleurs : il est donc nécessaire d’assurer la sécurité dans les zones de coffrage, ferraillage, bétonnage et décoffrage.  La sécurité est donc constituée de plate-forme de travail, d’échelles avec trappe d’accès et de garde-corps. Pour ce type de travail, il est important de procéder non seulement à la sécurisation des ouvriers mais de toute la périphérie du bâtiment. Ceci, par la mise en place de la « Plateforme de Travail en Encorbellement », communément appelé PTE dans le jargon du métier. Le PTE permet de garantir la sécurité tout en offrant un confort aux personnels dans l’exécution de leurs tâches. C’est la norme française de conception NF P93-351 qui cadre l’utilisation de toutes les plates-formes de travail. Et toute personne chargée de manipuler une « PTE » doit  avoir passé une formation spécifique en la matière.

Quels sont les rôles et les fonctions d’un coffrage ?

VBN

Quel que soit le type de coffrage qu’on a affaire, certaines dispositions constructives doivent toujours être prises en compte. En effet, un coffrage doit toujours répondre à des exigences, tant sécuritaires que qualitatifs.

De ce fait, en plus du moulage qui va permettre au béton d’acquérir sa forme définitive, le coffrage a pour rôle de pourvoir au béton ses propres parements. Selon le choix du coffrage, on peut obtenir un béton lisse ou architecturé.

Pour un meilleur résultat, un bon coffrage doit présenter les caractéristiques suivantes :

  • Afin de respecter la forme à réaliser, le coffrage doit pouvoir résister à la poussée du béton, et ne doit donc pas se déformer. Sachez que le béton pèse très lourd.
  • Sous la pression du béton, 2 000 à 2 600 kg par mètre cube, le coffrage doit toujours rester en position.
  • Pour éviter les pertes de laitance, la  jonction entre les différents panneaux doit être étanche.
  • Malgré ces caractéristiques, l’assemblage, la mise en place et même le décoffrage doivent être les plus simples possibles.

En bref, un coffrage doit être à la fois indéformable, rigide et étanche. Pour la sécurité, il doit présenter une stabilité à toute épreuve.

Les différents types de coffrage

betton

Dans le domaine de la construction et du bâtiment, il existe généralement trois principaux types de coffrages :

  • Le coffrage en bois : Ce premier type est avantagé par le fait que le bois est facilement manipulable. De plus, il est résistant. C’est la forme de coffrage la plus utilisée.
  • Le coffrage en plastique : Il est surtout utilisé pour créer des formes de béton incurvées. Cependant, son utilisation est moins fréquente par rapport au bois.
  • Le coffrage en métal : Ce coffrage est surtout utilisé pour construire un mur. Il peut être réutilisé à souhait.

Comment réaliser le coffrage d’une dalle extérieure ?

De nos jours, de nouveaux métiers ne cessent de voir le jour, et ceci, dans tous les domaines. La construction et le bâtiment ne font pas exception à cette règle. Il existe donc actuellement un nouveau métier, celui de coffreur. Cet artisan, au lieu d’utiliser la traditionnelle planche de coffrage, se sert d’acier et de béton vibré, surtout pour les grandes constructions.

Mais, habituellement, par mesure d’économie et pour éviter le gaspillage de béton, le coffrage est toujours réalisé pour une petite ou une grande construction. Un coffrage peut être également réalisé en utilisant des planches de bois récupérées.

Avant sa réalisation, le choix du coffrage doit tenir compte de plusieurs critères dont : la mise en œuvre, les formes prévues, le poids lorsqu’il s’agit d’une grande construction, sans oublier le parement à obtenir.

Généralement, le coffrage d’une dalle extérieure commence toujours par le choix des planches. Si ce choix est dicté par des soucis d’ordre environnementaux et s’est porté sur des planches de récupérations, il faut que ces dernières soient bien droites, permettant ainsi la création des angles parfaits.

Les essences les plus utilisées pour le coffrage sont le sapin, l’épicéa ou le bois douglas. Ces résineux ont l’avantage d’être à la fois résistants et économiquement abordables. Une fois les planches rassemblées, il faut procéder à leur découpe afin d’obtenir les bonnes dimensions.

Pour cette opération de découpe, il est possible d’utiliser toutes sortes de scies, telles qu’une scie égoïne, une scie sauteuse ou une scie circulaire.

Une fois que les planches sont prêtes et disponibles, l’assemblage peut commencer. Il est à noter que c’est après le terrassement que le coffrage doit être réalisé.

Afin d’éviter les éventuelles déformations qui peuvent se présenter durant la réalisation d’une terrasse ou d’une fondation en béton, l’utilisation des piquets ou des cales tous les cinquante centimètres est vivement conseillé.

  • Comment préparer l’emplacement ?

Une dalle en béton doit présenter une épaisseur de 10 à 12 centimètres et doit être ferraillée, pour une extension, une terrasse ou pour un plancher de garage. Il est aussi nécessaire de décaisser le sol. Le décaissement doit avoir au minimum 20 centimètres de profondeur. Pour éviter la stagnation de l’eau sous la future dalle, il faut prévoir un hérisson drainant de 13 à 15 centimètres. Pour empêcher les remontées humides et assurer ainsi une bonne étanchéité, un film polyane doit être étalé sur le hérisson.

Un hérissonnage dans les règles prévoit une épaisseur de 10 centimètres de pierres environ au fond de la fouille.

Il faut ensuite, à l’aide d’un râteau, bien répartir la pierraille. Puis, réaliser un mélange de de gros sable et de gravillon et le déverser au-dessus de la couche de pierre, sur une épaisseur de 2 à 3 centimètres par-dessus tout.

  • Réaliser le coffrage

L’utilisation des planches de bois qui présentent une épaisseur de 27 millimètres permet d’éviter les risques de déformation. Ces planches seront placées et bien calées à l’intérieur de la surface décaissée, avec le bord supérieur qui coïncide avec la hauteur de la dalle. Avant de les badigeonner avec de l’huile de décoffrage, il faut au besoin, étayer les planches avec des tasseaux. Ces derniers ne doivent, en aucun cas, dépasser le coffrage.

En ce qui concerne le coffrage d’un poteau, un bâton régulièrement planté dans le béton permet de colmater les éventuels trous qui peuvent se former dans la masse. Le béton coffré ainsi obtenu est plus solide.

Lorsque le coffrage est rempli, on fait vibrer le béton en frappant avec un marteau. Cette opération permet d’éliminer les bulles d’air et de renforcer la solidité du béton.

Le coffrage d’un linteau peut être réalisé de la même manière que celui d’un poteau. L‘utilisation d’un coffrage permanent, le « bloc linteau », facilite grandement sa pose. C’est un béton préfabriqué, en forme de « U », qu’on remplit simplement avec du béton.

La technique du « béton banché » est utilisée pour réaliser le coffrage d’un mur.  Habituellement, une banche est constituée par des panneaux verticaux coffrant. Ce sont des coffrages outils qui permettent de réaliser des murs, lorsqu’elles sont couplées face à face.

Pour le coffrage des plots de fondation, il faut procéder comme suit :

  • Premièrement, on doit délimiter l’embase des plots. L’embase est de deux à trois fois plus large que le corps supérieur du plot. Elle peut être coffrée avec des planches si elle est carrée. Au cas où elle est ronde, des cylindres en carton spécifiques de différents diamètres existent pour assurer le coffrage.
  • Une fois que l’embase est ferraillée et coulée, le coffrage du corps supérieur peut être réalisé. En fonction du diamètre, on peut utiliser des cylindres en carton et même des tronçons de canalisation en PVC.

Pour la réalisation des coffrages de grande hauteur, tels que des piles de pont, des silos, des antennes, des cheminées ou des tours, des techniques spécifiques sont mises en œuvre. Des différents types de coffrage, comme les coffrages grimpants, les coffrages auto-grimpants, les coffrages semi-grimpants ou les coffrages glissants sont alors utilisés.

  • Comment réaliser un coffrage de cache ?

Ce n’est pas uniquement le domaine du bâtiment qui utilise le coffrage. Le réseau de tuyaux qui alimentent les radiateurs d’une maison, ainsi que le panneau et les gaines électriques qui passent dans le salon constituent aussi des nuisances visuelles qu’il faut dissimuler.

Pour donner plus d’esthétique et apporter une rénovation, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur d’une maison, il est indispensable de camoufler les conduits ou les imperfections de certaines installations derrière un coffrage en bois.

A l’heure du « Fait maison » ou le « Do It Yourself » en anglais, il est actuellement à la portée de tous de réaliser un coffrage mural en bois. Pour réduire les coûts tout en effectuant un travail soigné, du matériel de récupération, notamment des planches, peut être utilisé.

La réalisation d’un tel coffrage nécessite l’utilisation de plusieurs outils et équipements, comme une scie, des vis, des chevilles et une visseuse ou un tournevis cruciforme. Comme cette opération est un bricolage dans le vrai sens du terme, on aura donc également besoin d’un mètre, d’une petite spatule appelée communément « langue de chat », d’une patte à bois, ainsi que des planches prédécoupées à la bonne taille et des tasseaux de bois.

La première étape dans la fabrication de ce coffrage consiste à marquer l’emplacement de celui-ci sur le mur.

Une fois l’emplacement marqué, on va trouer les tasseaux à l’aide d’une visseuse. Sur les tasseaux,  les trous seront tous espacés de 50 centimètres environ. Ils vont permettre de marquer les emplacements des vis. Un tasseau ainsi préparé sera placé sur la longueur de chaque côté du coffrage.

Lorsqu’ils sont tous troués, les tasseaux seront mis sur leurs emplacements respectifs, tout en marquant sur le mur les emplacements des vis. Maintenant, les tasseaux peuvent être fixés avec des vis. Quand les tasseaux sont tous fixés, on peut former le coffrage avec les planches préalablement découpées. Le coffrage peut être monté suivant la dimension souhaitée.

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